Une commune qui se dépeuple. Voici cent ans il y avait à Saint Geours de Maremne 1705 habitants. Ils ne sont maintenant que 1194, chiffre qui a tendance à se stabiliser et à augmenter légèrement. A la jonction de deux routes nationales, le bourg ouvre la voie très fréquentée, surtout l’été, vers Saint Vincent de Tyrosse, vers Bayonne, vers l’Espagne. Ce fut une des neuf paroisses de la vicomté de Maremne sous le patronage de Saint Georges, ce prince de Cappadoce, martyrisé sous Dioclétien. En 1861 il y avait encore des vestiges d’anciens campements et des redoutes. On a essayé vers cette époque, la culture sur une certaine échelle, de la betterave et on plantait le mûrier… Les barons de Saint Martin étaient les seigneurs du fief aux XIIe ou XIVe siècles ; ils furent aussi les seigneurs de Brutails et de Capbreton.
Un contrat entre les propriétaires et métayers en 1763 portait stipulation obligeant le métayer de remettre chaque année au propriétaire une forte partie de la production agricole et du cheptel : un système de colonnage partiaire peu profitable au paysan, cela va sans dire.
L’église fortifiée date des XIIIe et XIVe siècles. Elle est située juste au carrefour des routes nationales. Imposante par sa massivité, elle dénote l’importance que St Geours de Maremne avait dans le passé. Elle a gardé de ses origines l’abside et le clocher, la nef ayant été reconstruite au siècle dernier. Le chevet trapu soutenu par des contreforts, présente à l’intérieur une belle peinture de format ovale de Saint Georges terrassant le dragon, de facture néo-classique, datée de 1904, année de sa restauration ?
Le clocher est surprenant : carré, élancé, flanqué d’une tour pentagonale ; renferme un escalier à vis qui conduit au sommet d’où la vue est multi-panoramique. Ce donjon plus que clocher avec ses meurtrières, était à l’époque féodale une tour de guet idéale.
Commune rurale, les deux tiers de la population sont agricoles et sylvicoles. La polyculture est régnante, mais le maïs est la production principale. L’élevage est traditionnel : bœufs et veaux de boucherie, vaches laitières. Un centre avicole pratique l’élevage des poussins d’un jour. La présence de la forêt justifie une usine fixe de débitage de grumes en traverses, poutres, chevrons, poteaux de mine, planches, le tout destiné en partie à l’exportation. Quarante ouvriers y sont employés. Il s’y est ajouté, en dernier lieu, la production de fibres de bois. Une fumerie de saumons s’est implantée récemment aussi, avec une branche de conserverie de foies gras, gibier, dont l’alouette et la bécasse.
La convergence des routes à très grande circulation, a créé au bourg sept hôtels restaurants d’une cinquantaine de chambres, tandis que deux campings à l’extérieur du village, offrent leurs pelouses vertes aux amateurs de plein air… C’est la rançon du tourisme déferlant….
Sont nés à Saint Geours de Maremne :
Le général Pierre Victor Guilhem (1815-1870)
Quoique sorti des rangs, arriva aux grades supérieurs. Tomba à la tête de ses troupes à Chevilly en 1870.
Alfred Lartigue (1865-1944)
Ingénieur, savant, ses recherches dans le domaine des forces et des phénomènes de la nature, l’ont rendu célèbre à juste titre.
Ses Vingt Lettres à l’Académie des Sciences est une synthèse qui a ouvert des horizons nouveaux dans la physique générale et l’électricité. Son arrière grand père, le général baron Bacler d’Albe (1762-1824) a vécu dans l’intimité de Napoléon Bonaparte.
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